titre18Les partis de Droite ont vivement réagi à la visite de Bouteflika, aidé, dans leur compagne acharnée contre le président de la République par les différents média dès qu’ils ont appris la visite du président Abdelaziz Bouteflika à Paris, pour effectuer des examens médicaux prescrits par ses médecins après son intervention chirurgicale au niveau de l’estomac, en novembre dernier.

Malgré l’affirmation de Douste-Blazy, ministre français des Affaires étrangères, que la visite du Président algérien « est programmée depuis longtemps », cela n’a pas empêché des déclarations telles que celles du chef du Front National (FN), Jean Marie Le Pen. Ce dernier ne s’est pas contenté de « révéler la nouvelle de la visite de Bouteflika en France avant qu’elle ne soit annoncée par les cercles officiels dans les deux pays », mais il a usé de tous les moyens pour attaquer le président Bouteflika en le qualifiant d’ « inviter indésirable ».

Le degré de haine chez le chef de la droite française est arrivé au point de dire : « je ne comprends pas que le Monsieur (Bouteflika) vienne se faire soigner chez les monstrueux colons que nous sommes ». Jean Marie Le Pen a demandé au gouvernement français d’obliger le président Bouteflika à présenter « des excuses officielles » pour ses déclarations contre la France, en ajoutant : « c’est un scandale ! Comment se fait-il qu’un président accuse la France ouvertement, puis vienne s’y faire soigner ». Le chef du Mouvement pour la France, Philippe de Villier, a accusé le gouvernement français de « lâcheté », car il a gardé le silence et n’a pas réagi aux déclarations du président Bouteflika qui avait accusé « la France coloniale de destruction des repères de l’identité algérienne entre 1830 et 1962 ».

Il ne s’agit pas uniquement des partis de l’opposition, les réactions se sont étendues aux partis du pouvoir à travers le député français Lionel Luca, qui a accusé le président Bouteflika « de récidiver dans son délire anti-français ». Les déclarations de Lionnel Luca au nom du parti du président Jaques Chirac seraient derrière l’intervention du ministre français des affaires étrangères, Douste-Blazy, qui a tenté de calmer la situation en appelant à cesser cette polémique stérile et en affirmant : « au lieu de cette polémique, il est nécessaire tant pour la France que pour l’Algérie de regarder vers l’avenir pour construire ensemble ; car historiquement et géographiquement, nous sommes liés à l’Algérie » insistant, à ce sujet, sur son refus d’adopter « la haine » pour bâtir le future.

Pour sa part, le quotidien français « Le Figaro », proche de la droite française, a indiqué qu’il s’agissait du troisième déplacement que le président Bouteflika fait pour Paris, depuis son intervention chirurgicale, pour effectuer un examen médical. « Le Figaro » a indiqué que la visite de Bouteflika intervient dans un climat diplomatique « électrique » entre la France et l’Algérie, à cause des nouvelles déclarations du président algérien dans lesquelles il a accusé la France « de commettre un crime contre l’identité, l’histoire, la langue et les traditions du peuple algérien. Ces déclarations « vont davantage compliquer les possibilités de conclure le traité d’amitié (entre les deux pays) », selon le journal français.

Cette compagne acharnée contre l’Algérie est liée, selon les observateurs, à la dernière visite du ministre français des Affaires étrangères en Algérie, où il n’a pas entendue ce qui est susceptible de renforcer les intérêts de la France dans son ancienne colonie.

H. Slimane — El-khabar